La période à risque pour les feux de forêt a officiellement commencé le 15 juin à Montpellier. Jusqu’à la fin septembre, les habitants, les professionnels et les visiteurs sont appelés à réduire les comportements pouvant provoquer un départ de feu, surtout près des espaces naturels, des friches et des zones boisées.
En cas de fumée suspecte ou de départ de feu, le réflexe doit être immédiat : appeler les pompiers au 112 ou au 18, dégager les voies d’accès, fermer le gaz et l’électricité si l’habitation est concernée, puis suivre les consignes des secours sans s’exposer aux flammes.
Les dates à retenir cet été
La Ville de Montpellier rappelle que la période à risque a débuté le 15 juin. La période dite très dangereuse s’étend, elle, du 16 juin au 30 septembre. Durant ces semaines, il est interdit d’allumer un feu ou un barbecue dans les zones boisées et jusqu’à 200 mètres autour de ces espaces.
Les travaux susceptibles de produire des étincelles doivent aussi être reportés les jours de vigilance incendie. Cela concerne notamment certains matériels ou engins utilisés dans les espaces exposés aux incendies de forêt et dans la bande des 200 mètres.
La météo des forêts de Météo-France est mise à jour chaque soir vers 17 h-17 h 30. La carte départementale du risque incendie dans l’Hérault peut, selon le niveau de danger, signaler des restrictions sur les travaux, l’emploi du feu ou l’accès à certains espaces boisés.

Ce que les habitants doivent faire dès maintenant
Les propriétaires concernés doivent être à jour de l’obligation légale de débroussaillement. Ce débroussaillement réduit la quantité de végétation autour des bâtiments et limite la propagation du feu vers les habitations.
La Ville recommande aussi d’anticiper les premiers moyens de lutte contre un départ de feu : points d’eau accessibles, matériel adapté, accès dégagés pour les secours. Dans une zone à risque, une voie encombrée peut ralentir l’arrivée des pompiers.
Les sorties dans les massifs ou les zones boisées vulnérables doivent être adaptées au niveau de vigilance. Certains sites peuvent devenir inaccessibles au public pour des raisons de sécurité, comme le zoo de Lunaret et ses abords, le bois de Montmaur ou la réserve naturelle du Lez.
Pour recevoir une alerte en cas de risque majeur, les habitants peuvent s’inscrire au dispositif de Téléalerte de Montpellier. Une notification peut être envoyée lorsque le niveau de vigilance atteint un seuil élevé ou très élevé pouvant entraîner des restrictions.

Les secteurs montpelliérains les plus exposés
Le nord de Montpellier et plusieurs secteurs de la métropole concentrent des zones boisées vulnérables : le parc zoologique, la réserve naturelle du Lez, le bois de Montmaur, Montferrier-sur-Lez, le plan des Quatre Seigneurs, le parc Malbosc, le Château d’O, le lac des Garrigues et la pinède de la Paillade.
Le risque ne se limite pas aux forêts. Les espaces naturels, les friches et d’autres types de végétation peuvent aussi permettre une propagation rapide, notamment lorsque le vent et la chaleur s’ajoutent à la sécheresse des végétaux.
Le lieutenant-colonel Aurélien Manenc, responsable de l’équipe spécialisée en feux de forêt au SDIS 34, souligne que les premières chaleurs de juin ont déjà renforcé la mobilisation des équipes. Il appelle habitants et visiteurs à une vigilance particulière sur l’emploi du feu et les travaux près des espaces naturels.
Pourquoi les imprudences pèsent si lourd
Selon les données rappelées par la Ville, 94 % des feux sont d’origine humaine. Un feu sur deux découle d’une imprudence ou d’un comportement dangereux : chantier, activité agricole, mégot, barbecue ou feu de camp.

En 2025, 49 feux ont été recensés dans le secteur de Montpellier, dont 40 entre juin et septembre. Au total, 519 hectares de végétation ont brûlé l’an dernier, contre 378 hectares en 2024.
L’année 2025 a aussi été marquée dans la région par l’incendie de Ribaute, dans le massif des Corbières, dans l’Aude, avec plus de 11 300 hectares ravagés. Ce contexte explique la surveillance renforcée mise en place durant l’été.
Des véhicules légers patrouillent chaque jour dans les massifs forestiers. Si les conditions météorologiques se dégradent, des engins de lutte contre les feux de forêt peuvent être pré-positionnés près des massifs. Le SDIS 34 utilise également des caméras de levée de doute installées sur des points hauts, couvrant une grande partie du département.
La même logique de restrictions apparaît déjà ailleurs sur le littoral méditerranéen, comme avec l’interdiction temporaire d’accès aux massifs à Marseille, activée lorsque le danger incendie atteint un niveau critique.
Les bons réflexes en cas de départ de feu
Tout témoin d’un départ de feu doit appeler le 112 ou le 18 en donnant une localisation aussi précise que possible. Il faut ensuite libérer les accès pour les secours, fermer le gaz et l’électricité si cela peut être fait sans danger, puis rester à distance des flammes.
Les consignes des pompiers priment sur toute initiative individuelle. Ne pas retourner chercher un objet, ne pas s’engager dans une zone enfumée et ne pas bloquer une piste ou une route d’accès font partie des gestes qui protègent autant les habitants que les équipes d’intervention.
Source: En Commun – Montpellier
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Sources et vérifications
Ce contenu reprend les consignes publiées par la Ville de Montpellier et les replace dans un format pratique pour les habitants.
- Dates de la période à risque et de la période très dangereuse conservées telles qu’indiqué...
- Numéros d’urgence 112 et 18 vérifiés dans le texte source avant publication.
- Secteurs vulnérables et données 2025 repris de l’avis de la Ville de Montpellier.
- Citation et fonction d’Aurélien Manenc attribuées au SDIS 34 comme dans la source.
- Source
- En Commun - Montpellier
- Portée
- Montpellier
- Mis à jour
- 2026-07-01 16:24
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